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Les groupes prônant l’égalité pour les femmes, pour toutes les femmes, ne peuvent faire abstraction du fait que les femmes racialisées, pauvres ou migrantes sont ciblées par une industrie contribuant à leur avilissement individuel et comme groupe social. Les groupes croyant qu’un autre monde, basé sur des relations d’interdépendance, de solidarité et de bien commun est possible, ne peuvent accepter que des membres de collectivités soient traitées comme des biens que l’on peut marchander pour survivre ou s’enrichir. Les groupes demandant au gouvernement d’assurer le bien commun, de combattre la pauvreté et de reconnaître les droits humains des femmes ne peuvent tolérer une industrie carburant aux inégalités et profitant de l’état de survie d’une partie de la population. Le système prostitutionnel et son industrie ciblent particulièrement les femmes plus vulnérables à cause de leur situation sociale, économique, ethnique ou autres situations de vie. L’existence même de la prostitution est une atteinte aux droits fondamentaux des femmes : droit à l’intégrité physique et mentale, droit à une vie sans violence, droit d’avoir des choix réels, droit de dire non à une relation sexuelle. L’industrie de la prostitution porte atteinte aux droits fondamentaux des femmes les plus pauvres. Gardez le silence, c’est être complice et non rester neutre. |