Tu es une jeune femme de 15 à 35 ans qui provient d'un peu partout au Québec et tu souhaites comprendre les impacts des images sexistes sur ta sexualité et ta vie en général. Ou tu cherches à t'outiller et à te regrouper pour en contrer la production et la diffusion. Et bien «Basta les images sexistes !» est l'endroit idéal pour toi !
Cet espace Web te permettra de réseauter, de participer à des forums de discussions, de créer des groupes en fonction d’objectifs communs, d’affinités communes ou encore par région. Il te permettra également de participer à des événements et de suivre une formation sur le « cybermilitantisme » pour reconnaître et déconstruire les images sexistes afin de mettre en œuvre des moyens concrets pour en finir avec ces représentations misogynes. Il te permettra aussi de « chatter » avec des membres, de développer ton propre blogue et de partager des photos, des vidéos, des outils d’actions politiques ou simplement tes ras-le-bol ;)
Montréal, le 28 mars 2012 – La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) donne la parole aux femmes que l’on entend peu ou pas et qui craignent que la société québécoise et canadienne se contente de demi-vérités concernant l’industrie du sexe. Pour la CLES, comme pour ces femmes, la décision rendue lundi par la Cour d’appel de l’Ontario confirme l’approche d’ « autruche » que la société semble adopter vis-à-vis la prostitution : si on ne voit pas les méfaits pour les femmes, ils n’existent pas. Ce n’est pas en enfermant les femmes dans la prostitution qu’on contribue à leur sécurité.
La Cour d’appel de l’Ontario donne un vernis « légitime » aux bordels au nom de la sécurité des femmes tout en affirmant que la prostitution est intrinsèquement dangereuse, et ce, dans à peu près toutes les situations. Le vécu des femmes fréquentant la CLES confirme que la violence est présente dans la vie des femmes peu importe où elles se trouvent dans l’industrie. Le crime organisé, gang de rue ou proxénètes « indépendants » sont présents dans toutes les formes de « bordels », des salons de massage, aux bars de danseuses, aux agences d’escortes ou maisons de passe. Cela relève de l’illusion collective qu’ils laisseront la place aux femmes pour s’organiser entre elles. Ils veulent de l’argent, toujours plus d’argent et la Cour d’appel leur offre de l’argent sur un plateau. Ceci est sans compter que la décriminalisation des bordels contribuera à banaliser la prostitution.
Les groupes de femmes en quête d’égalité vont continuer à exiger une réforme des lois sur la prostitution
Montréal, le 26 mars 2012 - La Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution, une coalition pancanadienne d’organisations de femmes revendiquant l’égalité, accueille aujourd’hui avec des sentiments mitigés la décision de la Cour d’appel de l’Ontario concernant les lois sur la prostitution.
Nous sommes déçues du maintien de la disposition sur la communication qui ne fait aucune différence entre les femmes en prostitution et les hommes qui achètent des services sexuels. À titre d’intervenante, nous avions soutenu devant la Cour d’appel que les femmes en prostitution ne devraient pas être criminalisées. Nous savons que ce sont surtout les inégalités économiques, sociales et raciales qui poussent les femmes dans la prostitution. Comme l’a déclaré Jeannette Corbiere Lavell, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, dans notre présentation au tribunal: «Les femmes autochtones sont surreprésentées et victimisées dans l’industrie du sexe, ce qui témoigne du lien entre le racisme et la misogynie dans la prostitution.»
La Coalition des femmes pour l'abolition de la prostitution est une coalition pancanadienne, féministe et abolitionniste, composée de 7 organisations féministes revendiquant l'atteinte de l'égalité entre les femmes et les hommes. Soucieuse des garanties d'égalité inscrites dans la Constitution, la Coalition a obtenu le statut d'intervenante en Cour d'appel de l'Ontario dans la cause Bedford c. Canada. Forte de l'expertise et de l'expérience exhaustive de ses membres, la Coalition a proposé une 3e voie juridique. Ensemble, ses membres plaident pour une alternative aux lois prostitutionnelles qui criminalisent les femmes, mais elles rejettent la proposition de légitimer les proxénètes, les clients et les propriétaires de bordels au prix des droits constitutionnels des femmes à l'égalité.
Laura est une étudiante en droit qui a travaillé pour Janine Benedet, l'avocate de la Coalition des femmes pour l'abolition de la prostitution, une des parties ayant eu statut d’intervenante dans le pourvoi en appel de la décision Bedford c. Canada, entendu par la Cour d'appel de l'Ontario en juin 2011.
J'ai récemment travaillé comme assistante de recherche pour l'avocate de l'une des intervenantes au pourvoi Bedford c. Canada. Cette affaire est une contestation de la constitutionnalité de trois dispositions du Code criminel qui criminalisent des éléments de l'industrie de la prostitution. En bref, ces dispositions sont le fait de communiquer dans un lieu public à des fins de prostitution (qui criminalise essentiellement la prostitution de rue), la tenue d’une maison de débauche (qui criminalise les bordels) et le fait de vivre des produits de la prostitution (qui criminalise le fait de vivre en parasite de la prostitution d’une autre personne, c.-à-d. le proxénétisme).Les requérantes, Terri-Jean Bedford, Amy Lebovitch et Valerie Scott, ont soutenu que ces dispositions du Code criminel violaient l'article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés – sur le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne – d’une manière qui déroge aux principes de justice fondamentale. En septembre 2010, la juge Himel de la Cour supérieure de l'Ontario a conclu au caractère inconstitutionnel de ces trois dispositions et les a abrogées. Cette décision a été suspendue en attendant un pourvoi en appel, qui a été entendu en juin à la Cour d'appel de l'Ontario. La position des procureurs généraux du Canada et l'Ontario était que les lois actuelles sur la prostitution devraient rester exactement comme elles sont. La position des requérantes en première instance était que les trois dispositions devaient être abrogées. Nous attendons présentement la décision de la Cour d'appel de l'Ontario quant à savoir si la décision de la juge Himel sera confirmée ou infirmée.
Alors que la « Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes » est en cours depuis le vendredi 25 novembre, une forme de violence très répandue et très médiatisée continue de faire l’objet d’un tabou profond : la prostitution. Après avoir entendu Lara Roxx, lors de l’émission « Tout le monde en parle » dire haut et fort que les consommateurs de pornographie se foutent éperdument de la violence que subissent les femmes dans cette industrie, nous avons néanmoins collectivement choisi de nous taire sur ce qu’on appelle, à tort, l’industrie du divertissement. Après avoir entendu des femmes aux prises avec le stigma de « t’es rien qu’une pute », comme dans le film L’Imposture d’Ève Lamont, on continue d’excuser une industrie qui carbure et s’enrichit de l’exploitation et de la domination des femmes. Jouons-nous collectivement à l’autruche ? Cette négation de la violence envers des femmes plus vulnérables n’a-t-elle pas aussi un impact sur l’ensemble desfemmes et des filles ?
Mémoire présenté à la Commission des relations avec les citoyens par la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES)
En 2006, le gouvernement québécois a adopté une politique Pour que l’égalité de droits devienne une égalité de fait. La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), à l’instar de plusieurs organismes, a applaudi cette politique ouvrant la voie à l’application de ce que le mouvement des femmes, ainsi qu’une bonne partie de la population considèrent comme étant incontournable dans une société démocratique et de droits, soit l’égalité entre les femmes et les hommes et l’égalité pour toutes. Outre le fait qu’une telle politique donne de nouveaux outils pour évaluer l’avancement et l’atteinte d’objectifs spécifiques concernant l’égalité, la CLES souligne tout particulièrement la reconnaissance explicite que l’exploitation sexuelle sous toutes ses formes est une violence envers les femmes.
La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle n’avait pas participé à la consultation précédent le premier plan d’actions accompagnant la politique. Nous avions cependant noté que l’orientation 5 du plan d’actions 2007-2010 pour le respect de l’intégrité des femmes et leur sécurité dans tous les milieux ne faisait qu’effleurer la question de l’exploitation sexuelle en la limitant à la traite des êtres humains.
À nos yeux une réponse adéquate à cette orientation passait et passe toujours par la lutte contre les différentes formes d’exploitations sexuelles dont les femmes et les filles sont victimes. À partir de notre expérience des dernières années auprès des femmes ayant un vécu en lien avec la prostitution et l’industrie du sexe sous toutes ses formes, nous affirmons que l’égalité de fait pour toutes passe par une lutte spécifique contre l’exploitation sexuelle de l’image et du corps des femmes et des filles.
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La CLES a participé au congrès Mondes des femmes 2011 qui a eu lieu à Ottawa du 3 au 7 juillet. Pour ce congrès, la CLES a travaillé en collaboration avec Vancouver Rape Relief and Women's Shelter à l'élaboration d'un projet artistique avec des discussions globalocales intitulé "Les draps parlent/Global Fleshmapping/La resistencia de las mujeres".
Ce projet artistique comprenait une installation interactive et multimédia comprenant 70 œuvres, vidéos d'événements tenus à Vancouver et Montréal, jeux et expériences d'apprentissage pour les participantes, dialogues spontanés et performances intermittentes.
De plus, chaque jour, 16 invitées, venues de partout dans le monde, se sont rassemblées à la table, entourée de "draps parlants", pour apporter une réponse à la prostitution dans la construction d'un mouvement de femmes mondial. Ces discussions internationales ont eu lieu en direct les 4,5 et 6 juillet de 13h à 14h30 et le 7 juillet de 11h30 à 13h.
Nous crions pour affirmer notre colère vis-à-vis des manifestations sexistes. Nous sommes écœurées d’être considérées comme de la viande du marché sexuel. Nous refusons d’être achetées, vendues, exploitées sexuellement. Le 15 juin, nous- le comité jeunes féministes de la CLES - allons au ''Candy bar'' pour dénoncer le concept sexiste de ce commerce. Par exemple, nous nous insurgeons contre les urinoirs en forme de bouches de femmes et contre les tabourets qui représentent des longues jambes minces et blanches avec talons hauts. Nous nous opposons à l’objectification du corps des femmes car cette pratique banalise et encourage l’exploitation sexuelle et la violence envers les femmes. Nous allons aussi au restaurant ''Dans la bouche'' pour dénoncer plusieurs propos sexistes et pornographiques qui apparaissent dans leurs menus et leurs cartes d'affaire.
Si vous êtes d’accord avec notre point de vue, faites comme nous : girlcottez ces entreprises sexistes qui font de l'argent sur le dos des femmes !
Suivez bientôt les détails de nos actions. Les tomates seront lancées aux groupes et entreprises les plus sexistes et les fleurs à celles qui respectent le principe de l’égalité pour les femmes.
NB : Afin d’alléger le sexisme, dans ce texte, le féminin l’emporte sur le masculin
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